Mamadou DIA

Homme politique sénégalais, Maire de la commune de Diourbel
Mamadou Dia, né le 18 juillet 1910 à Khombole au Sénégal et mort le 25 janvier 2009 à Dakar, est un homme politique sénégalais. Président du Conseil de 1957 à 1962, il est l'un des principaux protagonistes de la crise politique de décembre 1962 qui l'oppose à Léopold Sédar Senghor. Ancien Premier

Biography

Jeunesse et études

Mamadou Dia nait en 1910 de l’union d’un Toucouleur originaire de Kanel, cheminot à Thiès puis policier à Khombole, et d’une Sérère, originaire du Baol.

Formé à l’école coranique puis à l’école régionale de Diourbel, il entre après la mort de son père à l’école primaire supérieure Blanchot de Saint-Louis en 1924 tout en poursuivant ses études coraniques.

Un instituteur le fait vieillir d’un an pour qu’il puisse passer le concours d’entrée de l’École normale William-Ponty de Gorée (École normale fédérale de l’AOF). Admis en 1927, et reçu premier de l’AOF, il devient instituteur à Saint-Louis et Fissel, puis directeur de l’école régionale de Fatick en 1943. Il côtoie Joseph Mbaye, Fara Sow, Abdoulaye Sadji et Ousmane Socé Diop, connus à Blanchot, développant une hostilité envers le colonialisme et l’assimilation.

Ne portant aucun intérêt à l’engagement politique, il se fait régulièrement le relais dans la presse de la situation économique du Sénégal, en particulier de la misère des paysans pour lesquels il préconise un regroupement en coopératives.

Carrière politique

  • En 1948

Grand conseiller de l’AOF . 

  • 1949-1955

Dia devient ensuite sénateur du Sénégal.

  • En 1956

Puis député, avec Senghor, à l’Assemblée nationale française.

  • 27 septembre 1948

Devient le porte-parole des contestataires jusqu’à leurs démissions du parti le .

  •  à Thiès

Ils créent le Bloc démocratique sénégalais (BDS).

 

Competence Professionel

Homme Politique
100 %
Panafricain
97 %
Ecrivain
85 %

Diversité et Expérience

Carrière politique.

Les habitants de Fatick lui demandant d’être candidat à l’Assemblée du Conseil général, il adhère pourtant à la SFIO, qu’il juge pas assez socialiste. Parrainé par Léopold Sédar Senghor et par Ibrahima Seydou Ndaw, il est élu conseiller général en 1946.

Avec Senghor, Ndas et Léon Boissier-Palun, il s’oppose au dirigeant de la SFIO sénégalaise, Lamine Guèye, qui tient la direction fédérale, et devient le porte-parole des contestataires jusqu’à leurs démissions du parti le . Ils créent le Bloc démocratique sénégalais (BDS), qui tient son congrès fondateur du 15 au  à Thiès, Dia désigné secrétaire général et Senghor président du nouveau parti, rebaptisé au cours des années Bloc populaire sénégalais (BPS) puis UPS. Dans cette période fondatrice, Dia sait habilement seconder Senghor dans les efforts de propagande en direction des minorités non-wolof, notamment en Casamance ou dans le pays sérère.

Grand conseiller de l’AOF en 1948, Dia devient ensuite sénateur du Sénégal (1949-1955) puis député, avec Senghor, à l’Assemblée nationale française en 1956, où il siège au sein des indépendants d’outre-mer (IOM).

Durant ces années de parlementaire, il complète son cursus par des études supérieures de géographie, de droit et de sciences économiques sous le professorat marquant de François Perroux.

Dia constitue avec Senghor, en , à partir du BPS, le Parti de la convention africaine (PCA), premier pas vers une future fédération africaine que beaucoup de dirigeants appellent de leurs vœux.