Notre secteur de l'Éducation

LA SCOLARISATION

L’éducation demeure une priorité de la commune de Diourbel. Le territoire dispose d’un réseau important d’établissements publics, privés, franco-arabes et de daaras modernes couvrant l’ensemble des niveaux d’enseignement. La municipalité accompagne régulièrement les établissements scolaires à travers : la construction et la réhabilitation d’infrastructures scolaires ; l’amélioration des équipements pédagogiques ; le soutien aux écoles préscolaires et élémentaires ; les actions en faveur de la réussite scolaire ; l’accompagnement de la formation professionnelle des jeunes. Le développement de la formation technique et professionnelle constitue également un axe majeur afin de favoriser l’employabilité des jeunes. Le secteur de l’éducation se développe à un rythme très satisfaisant dans la commune de Diourbel. 

LA SCOLARISATION/ALPHABETISATION

Le Préscoalaire

Cycle Elémentaire

Cycle Moyen secondaire

Enseignement technique et professionnel

Daaras et Ecoles franco-arabes

Le Préscoalaire

Pour ce qui concerne le préscolaire, vingt-huit (28) structures de DIPE (Direction intégrée de la petite enfance) existent dans la commune et s'identifient à quatorze. (14) établissements communautaires, sept (07) publics et sept (07) privés. Pour une population scolarisable de 11 913, la commune est à 2 775 enfants scolarisés. soit un gap de 9 138 non pris en charge sur cette frange. Cependant le TBS de 23,29 % enregistré est largement satisfaisant au regard des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et de la politique de l’État du Sénégal par rapport à la prise en charge de la petite enfance. Ce taux, largement supérieur au TBS national de 16,8 % en 2015, peut s’expliquer en partie par l’existence de cinq (05) établissements franco-arabes, mais également par le nombre important d’établissements communautaires témoignant de l'engagement et de l'implication de la communauté. Par conséquent, les enfants ont tendance à fréquenter les DIPE à bas âge dans le but de maîtriser les concepts de base et les piliers de la religion. musulmane pour certains, mais aussi pour permettre aux parents de pouvoir s’adonner à leurs préoccupations socio-économiques. De ce constat, la commune, en étroite collaboration avec les chargés de l’Éducation nationale, doit améliorer la qualité et le niveau d’équipement des infrastructures préscolaires existantes et d’en créer d’autres ou de multiplier les garderies.
communautaires pour combler le gap et renforcer ce sous-secteur de l’éducation. 

Cycle élémentaire

La commune de Diourbel compte à son actif quarante-quatre (44) écoles élémentaires dont huit (08) franco-arabes (FA). Seulement 15,90 % des établissements relèvent du privé. Pour une frange scolarisable de vingt-quatre mille trois cent dix-neuf (24 319) personnes, la population non enrôlée est estimée à près de 5,02 %, d’où le TBPS de 95,98 % enregistré. En termes de stratégies, malgré les efforts consentis en matière de politique d’enrôlement des enfants dans les établissements scolaires, de scolarisation et de maintien des filles, la commune reste peu performante avec un TBS légèrement au-dessus de celui national de 86,45 % en 2015 et un indice de parité largement en faveur des filles à plus de 50 %. Ceci est lié à une réduction de la fréquentation ou à un abandon précoce des garçons pour s’activer dans le secteur informel qui est relativement développé dans la commune. Ainsi les autorités municipales en synergie avec les parties prenantes de la communauté doivent consentir davantage d'efforts dans la sensibilisation avec
une prise en compte de la dimension genre afin de conscientiser les parents et les jeunes sur le maintien. En termes d’infrastructures, il est noté un cadre d’apprentissage peu approprié avec plus de 10 abris provisoires et des ratios moyennement satisfaisants pour ce qui est du nombre d’enseignants et de tables-bancs. À cela s’ajoute le déficit des bibliothèques et des salles informatiques. Pour corriger ces manquements, plus de salles de classes, des bibliothèques et des salles informatiques doivent être construites.
et équipées sur l’étendue de la commune.

Cycle moyen secondaire

Les cycles moyen et secondaire comportent neuf (09) collèges et onze (11) lycées, dont deux seulement relèvent du public. La population scolarisée est de 15 428, soit 58,08 % de l’effectif scolarisable (les deux cycles confondus). Ces établissements sont presque concentrés dans le quartier de Thierno Kandji qui, à lui seul, abrite plus de 55 % des infrastructures. À l’instar des autres cycles, l’indice de parité reste en faveur des filles avec le développement de l’informel et des taxis Jakarta, ce qui favorise davantage l’abandon prématuré des garçons. Dans le secondaire, l’on note que l’accès aux enseignements ne profite pas aux populations avec la prédominance du privé à 81,81 % des services offerts contre moins de 3 % d’établissements publics. Ainsi, avec une capacité d’accueil très limitée du public (qui ne compte qu’un seul établissement d’enseignement général et un lycée technique) devant, en plus de l’effectif de la commune, accueillir celui des autres communes environnantes, il ressort de l’analyse que le cadre d’apprentissage dans la commune de Diourbel où la population est à plus de 5 % pauvre s’affiche inapproprié (inadéquat), ce qui n’est pas sans conséquence sur la qualité du service offert et probablement sur les résultats. Le tableau ci-dessous nous en fait l’inventaire de son potentiel.

Enseignement technique et professionnel

Pour ce qui est du volet enseignement supérieur, la commune de Diourbel enregistre
dix (10) instituts de formation technique et professionnelle avec quatre (04)
instituts privés dont ISM, ISEG, ISI et l’institut de formation en santé, une unité de
formation et de recherche (UFR) santé et développement durable avec une
département médecine récemment ouvert. Ceci profite à la population estudiantine.
de la commune dans l’apprentissage de proximité et l’accès à un cadre d’étude
approprié. Ainsi, la commune devra, en collaboration avec les acteurs du domaine,
nouer des partenariats pour faciliter à ces étudiants la pratique des connaissances
acquises pendant la formation théorique.

 

Daaras et Ecoles franco-arabes

Avec le statut de ville du Mouridisme et de site religieux qui lui est attribué, « jaryému » de son nom wolof, est un important centre d’apprentissage religieux de référence sur le plan national et à l’échelle sous-régionale, ce qui explique le nombre important d’infrastructures d’enseignement enregistré, allant de 73 daaras tous dans l’informel. Toutefois, l’accès aux commodités (eau, électricité et toilettes) des daaras mérite d’être amélioré pour disposer de cadres d’apprentissage appropriés. En termes d’acteurs intervenant dans ce domaine, la commune bénéficie, en plus du programme d’appui à la modernisation des Daaras (PAMOD), de l’intervention de l’ONG Ndeyi Jirim. Le PAMOD dans ces œuvres vise pour la commune de Diourbel la construction de deux (02) daaras non publics. Et le seul daara fonctionnel dont elle dispose dans la région, qui est le daara Médinatoul Mounawara de Serigne Oumar TANDIANG, se trouve dans la commune de Diourbel avec un effectif de 146 apprenants (ndongo) dont 34 filles. L’ONG Ndeyi Jirim intervient dans quatre (04) daaras de la commune de Diourbel, polarisant six cent soixante-sept (667) apprenants dans l’amélioration des conditions.
de vie et d'apprentissage des enfants en situation de risque, notamment les talibés, à travers le projet PAPDEV. Ainsi, la commune doit collaborer davantage avec les
structures intervenant sur ce domaine afin de fournir un effort conséquent sur la modernisation de ces derniers, la préservation de ce joyau culturel et d’éviter les chevauchements des différents acteurs afin d’aspirer à plus de rayonnement.

Diagnostic secteur de l'Éducation

Atouts / Potentialités / Forces

Existences :

  • D’une forte demande de scolarisation ;
  • D'infrastructures scolaires, préscolaires, élémentaires, moyennes ;
  • D’un centre de réinsertion sociale et d’un centre de formation professionnelle (CFP);

Faiblesses / Menaces

  • Faible d’accueil, capacitation des infrastructures scolaires ;
  • Faible représentativité du public dans le secondaire ;
  • Insuffisance des salles de classe ;
  • Inaccessibilité à l'internet (moyen et secondaire) pour mener à bien les recherches ;
  • Appui très insuffisant en direction des Daaras ;
  • Insuffisance du nombre d'écoles existantes dans certains quartiers ;
  • Faible existence d'écoles EFA ;
  • Absence de blocs d'hygiène dans certaines écoles ;
  • Faible fréquentation;
  • Méconnaissance des modalités d’accès;

Hypothèses de solutions

  • Réhabiliter, équiper et/ou construire les salles de classe ;
  • Accompagner et/ou appuyer le moyen et le secondaire par subvention de l’enseignement privé à travers un système de parrainage ;
  • Construction de nouvelles salles de classe pour le préscolaire, l'élémentaire et le CEM ;
  • Équipements informatiques
  • Augmenter les écoles franco-arabes ;
  • Acquisition de matériels didactiques et de fournitures scolaires : élémentaires, franco-arabe et daaras.
  • Subvention des Daaras ;
  • Promotion de programmes d’alphabétisation ;
  • Vulgariser et sensibiliser sur les opportunités de formation et de qualification ;
  • Communiquer plus sur les conditions et processus d’accès ;

Notre taux de reussite de l'annee 2026

Baccalauréat Scientifique
90 %
Baccalauréat Littéraire
70 %
Baccalauréat Technique
85 %
BFEM
90 %
CFEE
70 %